À propos•Mentions légales•Données personnelles et cookies•Conditions générales de vente•Plan du site
Logo

L'architecture au détail

RUBRIQUEs

Actus
Dossier
Design
Reportages
Cahier Pratique
Projets
Prix à vivre
Exé
Architectes
S'abonner
Exé
Face B

SERVICES

Nous Contacter
Abonnement
Publicité
Journées À Vivre - Inscription
Initiation - Inscription
Icex - Inscription

CONTACT

10, rue de Penthièvre - 75 008 Paris
contactabo@fitamant.fr+33 2 98 98 01 40

© 2026 Exé Magazine. Tous droits réservés.

  1. A Vivre
  2. Projets
  3. Une extension en bois pour réunir deux bâtiments

Une extension en bois pour réunir deux bâtiments

ATELIER WOW — Margaux DUROUSSAY|Bourgogne-Franche-Comté

267votes
Votes clos
Une extension en bois pour réunir deux bâtiments - Image principale
Dialogue entre l’extension contemporaine et l’annexe en granite et brique depuis le jardin sud-est (RDC extérieur) — © Sylvain JOUVE
+9
La Tagnière, Bourgogne-Franche-Comté
 

FICHE TECHNIQUE

Architecte : ATELIER WOW — Margaux DUROUSSAY
Surface :
169 m²
Année de réalisation :
2025
Durée des études :
8 mois
Durée des travaux :
12 mois
Matériaux :
BoisBétonPierre

Note d'intention

À La Tagnière, petit village de Saône-et-Loire situé dans le Parc naturel régional du Morvan, une maison et son ancienne annexe en granite occupent une même terrasse à mi-pente. Entre les deux, une cour s’ouvre vers l’ouest sur la vallée, les terres cultivées et les horizons boisés du Morvan. Le Projet du Milieu consiste à transformer l’espace qui séparait ces deux bâtiments en celui qui désormais les rassemble. L’intervention associe la réhabilitation de l’annexe — qui accueille une chambre d’amis, un bureau et une salle d’eau — à la création d’une extension d’une quarantaine de mètres carrés pour la cuisine et le salon. La maison principale et son ancienne dépendance, jusqu’alors autonomes, forment désormais un seul ensemble habité. Sur une propriété de plus de deux hectares, le projet fait volontairement le choix de la compacité. Plutôt que de prolonger le bâti dans le paysage, il investit la dent creuse existante, s’appuie sur la terrasse déjà constituée et donne une nouvelle fonction à l’annexe. Construire moins, mais construire à l’endroit capable de tout relier. L’écriture architecturale prolonge cette recherche d’équilibre. Le nouveau volume reprend la silhouette et le faîtage de l’annexe, comme son jumeau contemporain. À la masse du granite morvandiau répond une construction légère en ossature bois et Douglas naturel. Une liaison plus basse ménage un entre-deux entre les différentes époques du bâti. Le projet ne cherche ainsi ni la rupture avec l’architecture rurale existante, ni son imitation. Il travaille plutôt sur la filiation : retrouver des proportions, des formes et des matières familières pour les traduire dans une architecture contemporaine. Le Projet du Milieu est une architecture de la relation : entre une maison et sa dépendance, entre patrimoine et nouveaux usages, entre pierre et bois, entre espace protégé et grand paysage. Une manière d’agrandir la maison sans agrandir son empreinte sur le site.

Origine du projet

Lorsque les maîtres d’ouvrage nous contactent, ils habitent la maison depuis deux ans. Ce temps d’usage est essentiel à la commande : ils ne découvrent plus le lieu, ils savent précisément ce qu’ils aiment et ce qui leur manque. Ils souhaitent conserver le caractère de cette maison rurale, mais agrandir ses espaces de vie et mieux utiliser l’ancienne dépendance située à quelques mètres. Surtout, ils sont très attachés à la cour qui sépare les deux constructions. Dominant la pente et ouverte vers l’ouest, elle est devenue au fil des saisons une véritable pièce extérieure : on y déjeune, on y reçoit, on regarde le soleil disparaître derrière la vallée. Sur l’évolution de la maison, en revanche, le couple imagine deux projets opposés. L’un souhaite prolonger l’annexe au sud et la transformer en maison d’amis indépendante. L’autre imagine l’extension à l’extrémité nord de la maison principale afin d’y installer une cuisine et un salon plus généreux. Les deux scénarios ont leur logique. Ils ont aussi le même défaut : chacun étire un peu plus le bâti sur le terrain. Et tous deux évitent soigneusement la cour centrale, que les propriétaires considèrent comme intouchable. Notre proposition commence précisément par remettre en question cette évidence. Plutôt que choisir entre la maison et l’annexe, nous proposons de travailler sur la distance qui les sépare. Une seule extension peut devenir le lien entre les deux : les nouveaux espaces de vie prennent place dans cet interstice et permettent simultanément de reconnecter et de réhabiliter l’ancienne dépendance. La proposition déplace ainsi la question initiale. Il ne s’agit plus de savoir de quel côté agrandir, mais de comprendre comment une intervention unique peut réunir ce qui existe déjà. Restait à préserver ce qui avait provoqué les premières réticences : la qualité de la cour et son rapport au paysage. Sa transformation devient alors le second enjeu du projet. Plutôt que conserver un espace extérieur unique, l’architecture en fait naître deux, avec deux orientations et deux manières d’habiter les saisons. Le nom « Le Projet du Milieu » est né de cette histoire. Il est au milieu de deux bâtiments, mais surtout de deux idées initialement opposées. Et parce qu’ici le mot « milieu » désigne aussi le territoire — sa pente, son climat, ses matières et son paysage — il résume finalement assez justement notre manière d’aborder cette transformation.

Contraintes

La propriété est implantée à l’écart du centre-bourg de La Tagnière, dans le Parc naturel régional du Morvan. Le terrain descend d’est en ouest vers la vallée. Les vues portent loin sur les terres cultivées à l’ouest tandis que les bois accompagnent les reliefs au sud. Cette situation donne au lieu son caractère, mais rend également toute intervention particulièrement visible. La maison et l’annexe se sont installées à mi-pente sur une même terrasse. Autour d’elles, des murs de soubassement en pierre retiennent le terrain et dessinent les différents niveaux extérieurs. La topographie était donc une donnée constructive autant que paysagère : il fallait éviter de remodeler la pente et limiter les déblais et remblais. La présence de plus de deux hectares de terrain pouvait laisser penser que tout était possible. Elle posait en réalité une autre question : comment ne pas consommer inutilement un paysage disponible simplement parce qu’il l’est ? Les deux hypothèses d’extension initiales allongeaient l’ensemble bâti vers le nord ou vers le sud et impliquaient de nouveaux terrassements. L’existant imposait également sa propre mesure. La maison et son annexe forment un ensemble rural simple : murs de pierre, toitures en tuiles, ouvertures verticales, murs de soutènement. L’annexe conserve une cave voûtée et un ancien four à pain auquel les propriétaires sont attachés. La réhabilitation devait préserver ces qualités sans les folkloriser, tandis que l’extension devait assumer son époque sans devenir un objet étranger au site. Enfin, les orientations sont très contrastées. L’ouest offre le grand paysage et la lumière du soir, particulièrement appréciés aux intersaisons, mais cette exposition devient plus sensible au cœur de l’été. À l’est et au sud-est, la proximité des murs et des bâtiments crée au contraire des situations plus contenues et protégées. Le projet devait donc résoudre plusieurs contraintes avec un même geste : agrandir les espaces de vie, réinvestir l’annexe, préserver le petit patrimoine, limiter les terrassements, maintenir la qualité des espaces extérieurs et inscrire une architecture contemporaine dans un paysage rural particulièrement présent.

Solutions de l'architecte

La première réponse est celle de l’implantation : construire dans la dent creuse. L’extension prend place entre la maison et l’annexe, sur le niveau déjà constitué par la terrasse. Elle concentre ainsi les nouveaux mètres carrés dans l’emprise domestique existante et évite de poursuivre la construction vers le nord ou le sud de la propriété. Cette position transforme également le plan. La nouvelle cuisine et le salon occupent l’extension et deviennent l’articulation entre la maison principale et l’ancienne dépendance. Celle-ci est réhabilitée pour accueillir une chambre d’amis, un bureau et une salle d’eau. L’annexe cesse ainsi d’être un bâtiment secondaire isolé pour participer pleinement à la vie de la maison. L’économie de territoire s’accompagne d’une économie de transformation. Les façades de la maison principale ne sont pas modifiées. L’annexe conserve sa volumétrie et ses façades en granite apparent ; ses ouvertures sont maintenues, sa couverture en tuiles révisée et son four à pain conservé. Le volume neuf s’inscrit dans le prolongement du pignon de l’annexe. Il en reprend par un jeu de gémellité la silhouette, la toiture à deux pans et l’alignement du faîtage. Ce rapport de parenté est volontairement rendu lisible par le changement de matérialité : à la pierre massive répond une ossature bois isolée en laine de bois et habillée d’un bardage vertical en Douglas local. Le bois est laissé naturel afin que son grisaillement rapproche progressivement sa teinte de celle du granite morvandiau. Entre le volume neuf et la maison, une liaison plus basse à toiture-terrasse crée un seuil. Elle évite l’effet d’un bâtiment unique reconstitué et laisse perceptibles les différentes strates de l’ensemble. Les ouvertures suivent la même logique. Sur le volume à deux pans, les proportions verticales du bâti ancien sont agrandies par homothétie pour devenir de larges cadrages contemporains. Les menuiseries adoptent une teinte pourpre sourde, en résonance avec les nuances gris bleuté de la pierre et avec la palette architecturale du Parc naturel régional du Morvan. Mais la transformation la plus importante concerne peut-être l’extérieur. La cour que les propriétaires pensaient perdre est en réalité dédoublée. Au sud-est, entre les murs de soubassement et les volumes bâtis, apparaît un jardin clos. Plus intime, protégé et ombragé aux heures les plus chaudes, il conserve l’accès direct au four à pain et offre une manière plus fraîche d’habiter dehors en été. Au nord-ouest, dans le prolongement du salon, une terrasse suspendue retrouve la situation de belvédère. Elle s’avance au-dessus du relief sans le remodeler et ouvre la maison sur la vallée, les lointains et le soleil du soir. À un espace extérieur unique succèdent ainsi deux microclimats domestiques : le refuge et l’horizon. Le projet ne cherche finalement pas à occuper davantage le site mais à intensifier ce qui existe déjà : une annexe retrouve un usage, un interstice devient une pièce de la maison, une cour devient deux jardins et quelques mètres carrés construits suffisent à réunir l’ensemble.

Localisation approximative — La Tagnière

S'équiper
Ces solutions peuvent vous intéresser
Une villa pleine de possibilités avec une façade dynamique
RENSON
Une villa pleine de possibilités avec une façade dynamique
TECTUS TE 440 3D
SIMONSWERK
TECTUS TE 440 3D
UNDORA® : la nouvelle expression de la matière
Porcelanosa
UNDORA® : la nouvelle expression de la matière
Voir plus de solutions

Osez la newsletter !

Un tour d'horizon des actualités de votre magazine A Vivre. Osez l'architecture !

Magazine À Vivre - Revue 2025
À Vivre
À partir de
10,90€/parution
Je m'abonne
Sans engagement · Annulez à tout moment
Site web À Vivre

S'équiper

Une villa pleine de possibilités avec une façade dynamique

RENSON

Une villa pleine de possibilités avec une façade d […]


TECTUS TE 440 3D

SIMONSWERK

TECTUS TE 440 3D


UNDORA® : la nouvelle expression de la matière

Porcelanosa

UNDORA® : la nouvelle expression de la matière

Voir plus

Osez la newsletter !

Un tour d'horizon des actualités de votre magazine A Vivre. Osez l'architecture !

Journées À Vivre

Poussez la porte de maisons d'architectes près de chez vous. Visites gratuites sur réservation.

Du 16 au 18 octobre 2026

Journées À VivreRéservez vos visites

Prix Maisons À Vivre

C'est le moment de déposer vos projets pour participer au Prix Maisons À Vivre !

Prix Maisons À VivreEn savoir plus
Magazine
Couverture Constructions bois
N°63

Constructions bois

février 2026

ACTUALITÉS Brèves • Logements Ivry-Confluences Architectures Raphaël Gabrion • Pôle enfance et sportif du Parc des Loges HEMAA • PRODUITS Solutions pour le logement social Mutation constructive • Mise en œuvre Menuiseries K•LINE – Coucoo Cabanes Grands Lacs • Mise en œuvre Bardage Ducerf – Pôle oriental du zoo d'Amiens • …

À lire aussi sur

À Vivre Magazine

Les 63 couleurs de Le Corbusier® éditées par Ressource

Journées A Vivre 2026 : réservez vos visites !

Votez pour le Prix du public !

19 et 20 septembre : nos repérages pour les Journées du patrimoine

Voir plus d'articles

Concours

Bientôt un nouveau concours !

Restez connecté pour ne pas manquer nos prochains jeux-concours.

Voir tous les concours