Une image à l'échelle 1 ! Ni plus ni moins.
Jusqu'alors, dessin et photographie réduisaient généralement la taille de leur sujet. Au détour d'une rue parisienne du 18e arrondissement, la représentation simule l'original jusque dans ses proportions réelles. L'exercice est étonnant. Karine Chartier et Thomas Corbasson s'y sont appliqués dans le cadre d'un projet résidentiel. Il s'agissait, avant toute chose, d'imaginer, sur une parcelle ingrate, un ensemble de douze logements. Le tout pour le compte de clients privés, « un pédopsychiatre à l'esprit scientifique et sa sœur ».
« L'architecture n'était pas leur domaine de compétence. Aussi, ils se sont très tôt pliés à une organisation consciencieuse. Ils sont allés au Pavillon de l'Arsenal et y ont découvert notre projet du faubourg Saint-Antoine, qu'ils ont particulièrement apprécié. Ils nous ont contactés, puis mis en concurrence avec une autre agence. Ils avaient organisé, à eux seuls, un concours de maîtrise d'œuvre ! », sourit Thomas Corbasson.
Les esquisses sont alors restées sommaires mais suffisantes pour séduire. « Nos clients avaient hérité d'une étude commandée par leur père portant sur cette même parcelle. Les plans étaient intéressants ; ils proposaient un appartement par niveau et faisaient montre d'une économie de circulation. Toutefois, le dessin n'était pas assez rentable », indique l'architecte. Il fallait donc, avant même de penser une façade, imaginer une organisation répondant au bien-fondé économique d'un projet immobilier. (...)
Retrouvez l'article complet dans exé 30 : Traits (déc-janv-février 2017/2018) actuellement en kiosque et disponible sur la boutique en ligne

